L'environnement des small business (drop shipping) en France
Le drop shipping a vu le jour aux Etats Unis depuis une dizaine d’années. Certains pays
anglophones dont l’UK ont emboîté le pas quelques années plus tard..
anglophones dont l’UK ont emboîté le pas quelques années plus tard..La vulgarisation du concept demeure un peu timide en France malgré la présence de quelques drop shippers internationaux tels que Pixmania et Amazon. L'entreprise française Price Minister a adapté le concept à sa sauce en focalisant son business sur le C to C et la vente des objets d’occasion.
Notons que le drop shipping n’est pas le seul concept de business online sur lequel les américains se positionnent en précurseurs. Que ce soit en business de grande envergure ( Microsoft, Ebay et Google...) ou en small business, les USA devancent largement la France.
Comment expliquer ce retard ?
Je vais essayer de donner mon point de vue sur le sujet. Vous pouvez réagir et l’approfondir par votre propre analyse.
Je vais essayer de donner mon point de vue sur le sujet. Vous pouvez réagir et l’approfondir par votre propre analyse.
A mon avis, les raisons de notre retard sont multiples : un handicap culturel, une réglementation encombrante, et un écueil lié au financement
En ce qui concerne le premier handicap, force est de reconnaître que gagner de l’argent hors le statut de salarié est une conception difficilement admise en milieu français. J’ai tendance à dire que cela ne fait pas partie de notre culture à la française. A un point tel que rares sont les français qui osent prendre le risque de s’aventurer dans un business, si rentable soit-il, au détriment d’une rémunération mensuelle stable. Le souci de sécurité leur semble si fort qu’ils préfèrent gagner peu que de se lancer dans un business dont la réussite est somme toute aléatoire.
En ce qui concerne le premier handicap, force est de reconnaître que gagner de l’argent hors le statut de salarié est une conception difficilement admise en milieu français. J’ai tendance à dire que cela ne fait pas partie de notre culture à la française. A un point tel que rares sont les français qui osent prendre le risque de s’aventurer dans un business, si rentable soit-il, au détriment d’une rémunération mensuelle stable. Le souci de sécurité leur semble si fort qu’ils préfèrent gagner peu que de se lancer dans un business dont la réussite est somme toute aléatoire.
Sur le plan de la réglementation, j’ose affirmer que l’environnement des affaires en souffre énormément. Hormis la lourdeur administrative, la mise en place de diverses règles démotive toutes initiatives entreprenariales. Je pense à ces jeunes à la fois doués et même expérimentés dans certains métiers (coiffure, mécanique, etc.) mais qui ne peuvent rien faire sans passer par des formations professionnelles. C'est vrai que c'est un plus de renforcer ses acquis par des formations mais de là à en faire un passage obligé me paraît un peu trop contraignant. Alors
que ces jeunes sont parfois bien loin meilleurs que ceux qui ont sacrifié des années d’études dans nos prestigieuses écoles. Que dire de ces personnes très habiles en informatiques qui veulent monter leur propre entreprise en solo mais qui n’ont aucune chance de passer le cap de l’ANPE si elles n’ont pas le « papier » en poche ?
que ces jeunes sont parfois bien loin meilleurs que ceux qui ont sacrifié des années d’études dans nos prestigieuses écoles. Que dire de ces personnes très habiles en informatiques qui veulent monter leur propre entreprise en solo mais qui n’ont aucune chance de passer le cap de l’ANPE si elles n’ont pas le « papier » en poche ?Toutefois, entreprendre un business en solo ou en statut de travailleur indépendant aurait pu être à la portée d’un grand nombre de chômeurs s’il existait un code plus souple adapté à ce genre d’activité. A mon avis, le small business pourrait contribuer à l’éradication de la crise de l’emploi s’il n’y avait pas trop de règles contraignantes
Parmi ces lois qui encombrent figure également la prohibition des produits contrefaits. Ce sujet m’intéresse plus particulièrement, car le drop shipping tout comme les enchères sur ebay n’est pas épargné par le problème de la contre-façon. Sachant qu’il est impossible d’avoir une maîtrise totale de la qualité des articles expédiés par le drop shippers vers les clients.
Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, ne serait-il pas envisageable de braquer les moyens coercitifs vers les propriétaires des grandes marques en leur imposant une limitation de prix ?. Il est évident que les articles de grande marque sont hors de prix. Le jour où les prix des articles de marque avoisinent ceux des contrefaits, personne n’est dupe pour opter les copies à la place des originaux. Limiter les prix dirions-nous est contraire à la loi sur la liberté commerciale. Contraindre les consommateurs à ne pas acheter les produits contrefaits n’est-il pas aussi une atteinte à leur droit de choisir ce quils veulent consommer ?
A Singapore, je me suis aperçu que les magasins mettent à la disposition de ses clients les d
eux catégories d’articles : d’un côté les originaux à prix excessif ( ex :un rétroviseur de grande marque japonaise à 200 euros) et d’un autre côté les copies à prix dérisoire (ex : le même modèle de rétroviseur, made in Taiwan à 20 euros). Le client a la liberté de fixer son choix par rapport à sa bourse. Cette liberté-là, on ne l’a pas dans certains pays comme la France où la vente de tous produits contrefaits est strictement interdite.
C’est vrai qu’on peut évoquer dans ce débat le volet propriété intellectuelle ou industrielle et tout l’investissement en recherche et développement en amont réalisé par le propriétaire des marques. Mais personnellement, je crains que la lutte contre la contrefaçon perd son efficacité tant qu’on n’oblige pas les grands multimilliardaires propriétaires de grandes marque à sacrifier une partie de leur profit en baissant leur prix pour se rapprocher des prix pratiqués par les revendeurs des produits contrefaits. Je signale au passage que les articles contrefaits, relevant du domaine vestimentaire, font le bonheur des millions de consommateurs des pays en voie de développement dont le pouvoir d’achat est si restreint pour l’accès aux produits de marque.
Loin de moi l’idée de faire l’apologie de la contrefaçon. Je réitère mon opposition contre ce fléau. Mais je souhaite vivement un nouveau débat pour la mise en place de nouvelles réglementations qui ne doivent pas léser les consommateurs à moyen limité.
Le troisième handicap est lié au financement. Demander en France un financement pour un small business relevant du domaine de l'internet est un vrai parcours de combatant. Il s'avère que tous les organismes de financement français sont réticents à accorder un crédit en faveur des projets à risque. Par précaution, les banques françaises ne donnent de l'argent que par rapport à ce que possède le porteur du projet. Plus vous avez des biens plus vous avez de la chance à décrocher un financement. Au mieux, elles acceptent de financer des projets à forte immobilisation dans l'espoir, en cas d'échec, de pouvoir récupérer l'argent prêté après avoir hypotéqué les actifs de l'entreprise bénéficiaire.
Aux USA comme dans certains pays sud-est asiatiques, le comportement des créanciers est différent. Ils ont une politique de financement beaucoup plus souple. En effet, les banqu
es américaines financent au vu du projet proprement dit, indépendamment des biens du demandeur. Quant aux banques sud-est asiatiques, elles osent prendre facilement le risque d'octroyer du crédit à la plupart des demandeurs même pour des projets sans la moindre immobilisation et ce grâce à leur surliquidité mise en reserve.
En définitive, l'environnement français des affaires n'est pas tellement propice aux small business de la catégorie du drop shipping. Mais il faut s'armer du courage pour passer outre toutes les barrières si vous tenez à votre réussite.
Il est erroné de dire qu'aucun small business ne peut sépanouir en France, malgré ces trois écueils de l'environnement de affaires en France auxquels s'ajoutent une fiscalité moins incitative . Avouons que quelques projets spécialisés dans le net ont pu tout de même émerger du lot.
Partagez-vous cette analyse?
Le débat est ouvert. N'hésitez pas à l'alimenter par votre propre refléxion en vous référant au lien commentaire ci-après.
Parmi ces lois qui encombrent figure également la prohibition des produits contrefaits. Ce sujet m’intéresse plus particulièrement, car le drop shipping tout comme les enchères sur ebay n’est pas épargné par le problème de la contre-façon. Sachant qu’il est impossible d’avoir une maîtrise totale de la qualité des articles expédiés par le drop shippers vers les clients.
Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, ne serait-il pas envisageable de braquer les moyens coercitifs vers les propriétaires des grandes marques en leur imposant une limitation de prix ?. Il est évident que les articles de grande marque sont hors de prix. Le jour où les prix des articles de marque avoisinent ceux des contrefaits, personne n’est dupe pour opter les copies à la place des originaux. Limiter les prix dirions-nous est contraire à la loi sur la liberté commerciale. Contraindre les consommateurs à ne pas acheter les produits contrefaits n’est-il pas aussi une atteinte à leur droit de choisir ce quils veulent consommer ?
A Singapore, je me suis aperçu que les magasins mettent à la disposition de ses clients les d
eux catégories d’articles : d’un côté les originaux à prix excessif ( ex :un rétroviseur de grande marque japonaise à 200 euros) et d’un autre côté les copies à prix dérisoire (ex : le même modèle de rétroviseur, made in Taiwan à 20 euros). Le client a la liberté de fixer son choix par rapport à sa bourse. Cette liberté-là, on ne l’a pas dans certains pays comme la France où la vente de tous produits contrefaits est strictement interdite.C’est vrai qu’on peut évoquer dans ce débat le volet propriété intellectuelle ou industrielle et tout l’investissement en recherche et développement en amont réalisé par le propriétaire des marques. Mais personnellement, je crains que la lutte contre la contrefaçon perd son efficacité tant qu’on n’oblige pas les grands multimilliardaires propriétaires de grandes marque à sacrifier une partie de leur profit en baissant leur prix pour se rapprocher des prix pratiqués par les revendeurs des produits contrefaits. Je signale au passage que les articles contrefaits, relevant du domaine vestimentaire, font le bonheur des millions de consommateurs des pays en voie de développement dont le pouvoir d’achat est si restreint pour l’accès aux produits de marque.
Loin de moi l’idée de faire l’apologie de la contrefaçon. Je réitère mon opposition contre ce fléau. Mais je souhaite vivement un nouveau débat pour la mise en place de nouvelles réglementations qui ne doivent pas léser les consommateurs à moyen limité.
Le troisième handicap est lié au financement. Demander en France un financement pour un small business relevant du domaine de l'internet est un vrai parcours de combatant. Il s'avère que tous les organismes de financement français sont réticents à accorder un crédit en faveur des projets à risque. Par précaution, les banques françaises ne donnent de l'argent que par rapport à ce que possède le porteur du projet. Plus vous avez des biens plus vous avez de la chance à décrocher un financement. Au mieux, elles acceptent de financer des projets à forte immobilisation dans l'espoir, en cas d'échec, de pouvoir récupérer l'argent prêté après avoir hypotéqué les actifs de l'entreprise bénéficiaire.
Aux USA comme dans certains pays sud-est asiatiques, le comportement des créanciers est différent. Ils ont une politique de financement beaucoup plus souple. En effet, les banqu
es américaines financent au vu du projet proprement dit, indépendamment des biens du demandeur. Quant aux banques sud-est asiatiques, elles osent prendre facilement le risque d'octroyer du crédit à la plupart des demandeurs même pour des projets sans la moindre immobilisation et ce grâce à leur surliquidité mise en reserve.En définitive, l'environnement français des affaires n'est pas tellement propice aux small business de la catégorie du drop shipping. Mais il faut s'armer du courage pour passer outre toutes les barrières si vous tenez à votre réussite.
Il est erroné de dire qu'aucun small business ne peut sépanouir en France, malgré ces trois écueils de l'environnement de affaires en France auxquels s'ajoutent une fiscalité moins incitative . Avouons que quelques projets spécialisés dans le net ont pu tout de même émerger du lot.
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Le débat est ouvert. N'hésitez pas à l'alimenter par votre propre refléxion en vous référant au lien commentaire ci-après.
6 commentaires:
Bonjour,
Votre analyse me semble excellente.
J'ajouterai simplement que l'un des grands freins du petit entrepreneuriat, en France, est la lourdeur et l'importance des cotisations personnelles, exigibles dès l'immatriculation, que le créateur d'entreprise ait fait, ou non, du bénéfice et, même qu'il ait fait, ou non, du chiffre d'affaires.
Vous vous immatriculez, vous devez payer !
Et le report des cotisations à un an que l'on vous fait miroiter, ne concerne, selon mes sources, que les cotisations à l'URSSAF, soit les plus légères.
Allez oser entreprendre, avec cette épée de Damoclès !
Amitiés,
Elena.
Le message que j'ai supprimé n'était qu'un doublon du commentaire enregistré, que j'avais validé deux fois par erreur.
Toutes mes excuses.
Elena.
Jiddu Krishnamurti;
“There are three monks, who had been sitting in deep meditation for many years amidst the Himalayan snow peaks, never speaking a word, in utter silence. One morning, one of the three suddenly speaks up and says, ‘What a lovely morning this is.’ And he falls silent again. Five years of silence pass, when all at once the second monk speaks up and says, ‘But we could do with some rain.’ There is silence among them for another five years, when suddenly the third monk says, ‘Why can’t you two stop chattering?”
http://www.katinkahesselink.net/kr/jokes.html
http://jiddukrishnamurti.multiply.com/photos/album/1/Jiddu_Krishnamurti.
http://seaunaluzparaustedmismo.blogspot.com/
Bonjour,
Je partage votre point de vu sur le sujet, je me permets de vous donner l'adresse d'un nouveau dropshipper français.
http://www.dropshipfrance.com
Bonjour,
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